Lundi 26 juillet 2010

   Le voyage aller

Bruxelles - Tripoli - Johannesburg


 Itinerrant -   26 juillet 2010  -   1 commentaires


C’est lundi et la question qui se pose pour le trajet jusqu’à l’aéroport c’est : ring ou pas ring [1] ? Finalement, on choisit ring et ça passe sans problème : une demi-heure après avoir quitté Forest, nous entrons à Zaventem dans un parking obscur. Le passage au comptoir d’Afriqiyah Airways s’avère inutile : on nous indique qu’on peut aller directement au check-in, qui commence à 11:15, soit dans un petit quart d’heure.

A Bruxelles-National
A Bruxelles-National

Quand vient notre tour, petite inquiétude : la préposée, au vu de nos passeports vierges, décroche son téléphone et parlemente avec je ne sais qui. Ce qui la tirlipote, c’est l’absence de visa, alors que nous faisons escale en Lybie [2]. Bref, elle finit par enregistrer nos bagages et nous donner nos cartes d’embarquement ; en revanche elle ne peut nous fournir celles qui devraient nous permettre d’embarquer sur le vol Tripoli-Johannesburg, arguant du fait qu’"ils sont en train de travailler sur le vol" ... Je ne sais pas si cela relève d’un problème informatique ou s’"ils" sont en train de rafistoler un bout d’aile ... On avisera sur place.

Un petit tour dans l’aéroport et il est déjà temps de passer la douane. Nous laissons nos aimables chauffeurs derrière la porte vitrée et marchons jusqu’au contrôle des bagages. C’est strict, mais tout de même beaucoup moins que lors de notre voyage aux Etats-Unis ! En route vers la porte d’embarquement B30. C’est loin ; les filles s’amusent sur les tapis roulants. Arrivés sur place, surprise — mauvaise — : pas d’avion. Et peu de monde. Il est tout de même pas loin de 13:00, soit une demi-heure avant l’heure prévue du décollage. Le temps passe : rien.

On patiente ...
On patiente ...

Au comptoir : personne. Le téléphone sonne dans le vide. Un flic rigolard (ou stupide ?) qui surveille mitraillette au côté l’embarquement ultra-sécurisé (jusqu’au décollage de l’avion) d’un vol EL AL, m’indique que je peux décrocher si je veux. Je m’abstiens. Bon, qu’un vol puisse être en retard, soit ; que personne ne vous tienne au courant de ce qui se passe, c’est déjà moins drôle. Il est passé 14:00 lorsqu’une hôtesse se présente au comptoir. Je m’enquiers : pas d’explication, vol retardé à 14:50. De fait (comme dirait Pierre), un Airbus aux couleurs d’Afriqiyah se pointe.

L’avion de notre premier vol
L’avion de notre premier vol

Ça tarde encore un peu, on ne sait pas exactement ce qui se passe. Des passagers sont appelés par leur nom au comptoir. Subitement, un embarquement "portes closes" est décrété : on passe le comptoir, mais on ne peut pas accéder à l’avion. Les portes s’ouvrent finalement et on s’installe. Il y a peu de monde. M et moi d’un côté du couloir ; TT, L et T de l’autre.

L’avion décolle, rien de spécial. Les salutations d’usage de la part du personnel, pas un mot au sujet du retard d’1h45 sur l’horaire prévu. Notre transit à Tripoli est censé durer 2h40, donc nous n’avons pas de souci à nous faire a priori. Un repas est servi rapidement : nous avons le choix entre filet de saumon et du bœuf. Rien à redire. L’avion rattrape une partie de son retard durant le trajet et nous atterrissons vers 18:00 à Tripoli. Je ne sais pourquoi, je m’attendais à une fournaise, mais non : 25°C et un petit vent bien agréable. Un bus nous fait parcourir quelques mètres entre la descente de l’avion et le bâtiment de l’aéroport. Nous gravissons des marches jusqu’au contrôle, qui ne semble pas bien strict. Je dois toutefois régler le problème des cartes d’embarquement ; c’est assez vite fait, et sans souci particulier.

Nous patientons alors dans une salle peu vaste et bien remplie de gens de toutes origines. Un panneau et une télé archaïques informent les passagers des prochains vols. Le nôtre tient sa ligne, mais sans aucun commentaire : pas de check-in, pas de boarding, pas de gate, pas de delay, rien. Je m’enquiers à nouveau : un employé me baragouine quelque chose dans quoi je reconnais les mots London et Accra ... bref, rien qui me renseigne utilement. Les filles jouent avec des dames voilées, les gens ont l’air dans l’ensemble plutôt sympathiques et détendus. Quelques niqabs et, plus impressionnant, des sitars. Il y a un tout petit local dans lequel des gens fument, le reste de l’espace étant non-fumeur. Il y a aussi quelques commerces, un local de prière, une cafétéria. Les filles jouent avec des dames voilées. On achète en euros quelques boissons, on fait plusieurs fois le tour de la salle avec les filles pour passer le temps. L’espace est de plus en plus encombré. De temps à autre, la foule s’agite, des gens se lèvent et passent par la petite porte qui permet d’accéder aux embarquements.

Bon, on ne s’énerve ni ne s’inquiète trop, c’est juste le manque d’informations qui est un peu gênant. Il est passé 20:30 quand notre vol est enfin annoncé. C’est à nouveau un embarquement "portes closes". Cette fois-ci c’est sans doute parce qu’un bus nous mène à l’avion. On s’installe comme lors du vol précédent (cette fois-ci, cependant, nous n’occupons pas toute la rangée car la disposition est en 2-4-2). L’avion est davantage rempli. Décollage sans histoires, tout en douceur, vers 21h15. On nous annonce environ 8 heures de vol. Le repas est également rapidement servi : bœuf encore d’un côté, et poisson blanc non identifié de l’autre. Rien à redire non plus. Les filles mangent peu ; plus intéressées par leur écran tactile individuel sur lequel elles regardent les dessins animés en boucle. Elles sont plutôt tranquilles dans l’ensemble et ne tardent pas à s’endormir. De notre côté, TT et moi peinons à somnoler un peu. Quelques turbulences font se rallumer les lumières et le personnel vérifie que les ceintures sont bien attachées. Deux heures avant l’atterrissage prévu, soit vers 03:20, on nous "réveille" pour le petit-déjeuner : omelette, pain, fromage, ... T et L ne l’entendent pas de cette oreille et veulent continuer à dormir. M, elle, est d’attaque, comme d’habitude.

L’avion se pose en douceur à Johannesburg vers 05:30. L’avantage d’arriver tôt, c’est qu’il y a peu de monde : au contrôle des passeports, à la collecte des bagages, à la douane, ... A 06:00 nous sommes dans le hall d’arrivée, admirant les reliquats de la récente Coupe du Monde de football, attendant que notre loueur de camping-car vienne nous quérir.

Dans l’ensemble, on peut dire que le voyage aller s’est bien déroulé.


[1Le ring, c’est le périphérique bruxellois.

[2Il va sans dire que nous avions fait les vérifications nécessaires, dont il était ressorti qu’en cas de transit, le visa n’est pas requis.

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 Commentaires (1)

   Mamoe RitaBarbara

 28 juillet 2010

Rien à redire, le récit est complet et bien agréable à lire !Les talents de narrateurs des deux frères se valent largement et l’humour n’est jamais bien loin, pourvou que ça doure ... j’attends avec impatience vos impresions sur le camping car et bien sûr sr le Park Kruger. à bientôt et prudence avec tous ces toutous et bestioles qui ne sont pas des peluches !

 Hasard

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