Mardi 28.08.2012

   Douleur et beauté

Entre Dayet Aoua et Imouzzer (12h30) - Aïn Leuh (16h10), 95 km (total 1963 km)
Aïn Leuh (17h20) - Aguelmame Azigza (19h30), 55 km (total 2018 km)


 Itinerrant -   28 août 2012  -   1 commentaires


Premières pistes, premières difficultés, premières cicatrices.

Bivouac entre Imouzzer et Dayet Aoua
Bivouac entre Imouzzer et Dayet Aoua
Flore locale
Flore locale

Nous passons par Ifrane, cité proprette dont le roi a fait l’une de ses résidences secondaires, puis par Michlifen qui, en saison, offre ses pentes aux skieurs marocains. Avec la température actuelle, difficile de s’imaginer qu’il peut neiger par ici !

On a du mal à le croire !
On a du mal à le croire !
Piste de ski !
Piste de ski !

Ensuite nous empruntons notre première piste un peu sérieuse. Au début tout se passe bien, quelques cahots mais rien que le camion n’efface avec aisance.

Première piste
Première piste
Première piste
Première piste
Effondrement rocheux
Effondrement rocheux
Première piste
Première piste

Ensuite nous approchons d’une forêt de cèdres et les choses se corsent. La piste devient beaucoup plus rude et, surtout, les arbres occasionnent quelques obstacles peu avenants. A certains endroits, les branches raclent cellule et fenêtres, cela passe parfois à quelques centimètres près.

Première piste
Première piste
Tout juste !
Tout juste !

Quelques incertitudes au sujet de l’itinéraire choisi viennent aussi pimenter la situation, car la topographie ne semble pas correspondre à ce que nous voyons sur la carte et, bien sûr, le GPS est dans les choux. Nonobstant, le paysage est superbe, avec de belles collines, des cailloux, des forêts denses, des effondrements rocheux,...

Effondrement rocheux
Effondrement rocheux
On taille la piste
On taille la piste

Au bout de deux bonne heures de crapahutage, nous regagnons le bitume pour rejoindre Aïn Leuh, où nous nous régalons de poulet grillé accompagné de tomates, d’oignons et de pain. Notre repas le moins cher jusqu’à présent : 4,5 € pour cinq, boissons comprises ! Nous pouvons aussi apprécier l’esprit d’entreprise local...

Repas économique
Repas économique
Trettment de texte
Trettment de texte

Mais nous ne sommes pas au bout de nos difficultés. En longeant les sources de l’Oum-er-Rbia, la route devient tellement étroite et encombrée d’une multitude de véhicule que cela passe d’abord au centimètre, puis au millimètre près... puis ça finit par toucher. Un contact un peu rugueux avec l’armature métallique d’un pick-up laisse une longue estafilade sur la paroi droite de notre cellule. Les dégâts ne sont pas très importants, seul le vernis à l’air entamé. Bon ce qu’il y a d’un peu râlant, c’est que le point de vue ne valait pas vraiment les difficultés de la route, mais soit, le camion a fini d’être rutilant et arbore maintenant ses premières blessures de guerre. Les fenêtres elles aussi ont un peu souffert des passages en forêt, on y verra un peu plus clair lorsque le camion sera nettoyé.

Sources de l’Oum-er-Rbia
Sources de l’Oum-er-Rbia
Sources de l’Oum-er-Rbia
Sources de l’Oum-er-Rbia

En fin de journée, nous arrivons à l’Aguelmame Azizga, un petit lac turquoise enchâssé dans un cirque de collines douces et boisées. L’endroit est superbe, nous quittons la route pour nous installer au bord de l’eau. D’autres familles sont là également, certaines avec des tentes. Curieusement, un arc-en-ciel surplombe le site, alors qu’il n’y a pas de pluie.

Arc-en-ciel
Arc-en-ciel
Aguelmame Azigza
Aguelmame Azigza
Aguelmame Azigza
Aguelmame Azigza
Aguelmame Azigza
Aguelmame Azigza

Cela ne fait qu’ajouter à la magie de l’endroit. Magie un peu ternie, il faut bien le dire, par la saleté et les détritus. C’est vraiment dommage de ne pas prendre davantage soin d’un endroit pareil.

Bivouac à l’Aguelmame Azigza
Bivouac à l’Aguelmame Azigza
Aguelmame Azigza
Aguelmame Azigza

Bref, nous essayons de faire abstraction et nous partons pour un petit tour de découverte à pied. Beaucoup de pêcheurs ramènent de petits poissons appétissants. TT et les filles font la connaissance de deux jeunes pêcheurs. Après quelques minutes de discussion, ceux-ci nous offrent 6 beaux poissons tout frais pêchés et nettoyés ! Mmmhhh, ce sera pour un barbecue demain...

En compagnie des pêcheurs
En compagnie des pêcheurs
Poissons pêchés dans l’Aguelmame Azigza
Poissons pêchés dans l’Aguelmame Azigza

La faune est abondante dans et près du lac et, outre les poissons pêchés, les filles observent quantité de libellules, de grenouilles, d’alevins et d’écrevisses visibles dans l’eau claire. TT réussit même à en attraper une (à mains nues !). Les filles le baptisent Bernard.

Ecrevisse de l’Aguelmame Azigza
Ecrevisse de l’Aguelmame Azigza
Ecrevisse de l’Aguelmame Azigza
Ecrevisse de l’Aguelmame Azigza
Bernard l’écrevisse
Bernard l’écrevisse
Rencontre impromptue
Rencontre impromptue

Bernard achèvera tranquillement sa vie dans notre congélateur avant d’être probablement cuit au barbecue et dégusté demain.

Repas de demain
Repas de demain
Bernard l’écrevisse
Bernard l’écrevisse

Peu à peu les berges du lac se vident, mais l’endroit ne recouvre pas son calme pour autant, car nous avons droit une bonne partie de la nuit à un concert d’aboiements de chiens et de coassements de grenouilles.

Le temps vire à l’orage
Le temps vire à l’orage
Aguelmame Azigza
Aguelmame Azigza
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 Commentaires (1)

   Jérémie(&Audrey)

 5 octobre 2012

Hello la tite famille !

Mais pourquoi Bernard ? Y’a-t-il une histoire derrière ça ?

@ très vite :-)

 Hasard

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