Mercredi 22.08.2012

   Premiers pas au Maroc !

Tanger (9h15) - Cap Spartel (16h40), 62 km (total 1307 km)


 Itinerrant -   22 août 2012  -   1 commentaires


Une annonce au haut-parleur nous indique que le bateau arrivera vers 9h15 (soit 8h15 locale). Nous rassemblons nos affaires et nous nous dirigeons vers le lieu de rassemblement.

Lever de soleil sur la Méditerranée
Lever de soleil sur la Méditerranée
Petit-déjeuner sur le bateau
Petit-déjeuner sur le bateau

Au large, à tribord, Gibraltar. Le détroit est resserré, nous apercevons l’Espagne d’un côté, le Maroc de l’autre. Puis c’est l’arrivée à Tanger, pile à l’heure indiquée.

Terre (espagnole à droite) !
Terre (espagnole à droite) !
Terre (marocaine à gauche) !
Terre (marocaine à gauche) !

Lorsque le bateau est amarré, nous rejoignons le camion qui, apparemment, n’a pas souffert de la traversée. Les priorités sont les suivantes : passer la douane, trouver du carburant, recharger les batteries (qui ont fait fonctionner le frigo sans alimentation extérieure), retirer de l’argent local et... commencer l’aventure africaine !

Débarquement
Débarquement

On poireaute un bon moment à la douane avant que quelqu’un se décide à s’occuper de nous. Selon le chef, il s’avère que je dois "aller à la police pour faire enregistrer mon passeport". Le premier policier refuse en disant que ce n’est pas son métier. Soit. Je m’en vais donc à pied vers la gare maritime distante de quelques centaines de mètres, où je dégotte un jeune type, ressemblant davantage à un étudiant qu’à un policier, qui semble savoir quoi faire : il tapote deux-trois trucs sur un vieux PC, puis me rend mon passeport sans rien écrire de plus ou tamponner dedans. Bon, je retourne auprès du chef, qui a déjà tamponné mon papier de sortie... mouais. Il me demande : "Il y a quoi dans votre camion ?" Je dis : "Ma femme et mes trois enfants." Son oeil gauche se plisse sous l’effet d’un micro-sourire. Il poursuit : "Oui mais il est aménagé ?" "Parfaitement aménagé. Vous voulez visiter ?" C’est bon, il me file le papier avec sur l’épaule une petite tape qui réussit l’exploit d’être à la fois ferme et légère.

Nous voilà officiellement au Maroc ! Tout au long de notre descente vers le sud, j’ai reçu des informations bizarres de ma jauge de carburant mais le fait est simple et apparaît dans sa cruelle nudité : on est à sec. On s’est renseigné dans le bateau, à la douane et auprès de la police sur la route, apparemment il y aurait une station non loin du port, à Ksar Sghir (j’ai mis un moment avant de saisir le nom). Et c’est là que je découvre avec horreur que le téléchargement de la carte du Maroc pour mon GPS que j’avais pris soin de lancer en Belgique a dû échouer sans que je m’en rende compte puisqu’il n’y a que du gris sur l’écran... Bigre, sans GPS, sans carte, on va s’amuser.

Enfin, pour Ksar Sghir ça ira, car c’est assez rapidement indiqué. La station est dans la rue principale ; en revanche seul le cash est accepté, et nous n’avons pas encore de dirhams. Pas grave, il y a une agence bancaire avec un distributeur juste à côté. Mmmhhh, "temporairement indisponible". L’employé me dit que suite aux 4 jours de vacances, la machine (elle aussi) est à sec. Le cash devrait arriver "dans le courant de l’après-midi". Beau joueur, il me dit que je peux tenter ma chance dans une autre agence bancaire, "à même pas 20 mètres". Le système métrique marocain n’est peut-être pas celui auquel je suis habitué, car je marche un bon kilomètre sous un soleil de plomb, comme on dit, avant d’arriver à la prochaine agence, elle aussi équipée d’un distributeur, mais qui lui a l’air opérationnel. "A l’air" car, premier essai avec ma carte Maestro de chez Belfius : "La transaction ne doit pas être honorée". "Ne peut pas", à la limite de la rigueur, mais "ne doit pas" ??? Soit. Second essai avec ma carte vPay de la BGL : pas plus de succès. J’entre dans l’agence et je montre la première carte à l’employé : "Ah mais Maestro ça ne marche pas." "Ah bon, pourtant c’est marqué sur la machine..." "Oui mais Maestro ça ne marche pas." "Et vPay ?" "On va essayer." Sans plus de succès qu’au distributeur. En désespoir de cause, je sors la Visa qui, elle, marche à tout les coups, mais avec un tarif de transaction beaucoup plus élevé... La limite est de 4000 dirhams, bon, on fera avec. Retour à la pompe à essence, où je prends pour 800 dirhams. Le litre de gasoil est à 8,34 ; les plus perspicaces auront déjà calculé que cela fait un peu moins de 100 litres. Question autonomie, nous voici sortis d’affaire. Je ne sais pas si le tarif du carburant varie d’une station à l’autre, on verra plus loin pour remplir le gros réservoir.

Nous continuons notre route en direction de Tanger, une grande ville comme d’autres grandes villes. Un centre commercial équipé d’un McDo et d’un Pizza Hut nous permet de faire nos premières courses marocaines, parmi lesquelles huile, olives et piments. Une carte Michelin aussi, quoiqu’au 1/1 000 000, on ne voit pas grand chose. M’enfin ça donne tout de même une idée. On mange un sandwich kefta au bistro du coin, puis on repart en direction de la côte. Le prix du carburant a l’air pareil partout, aussi je décide de remplir également le réservoir auxiliaire. Incroyable, pendant que le réservoir est en train de se remplir, je découvre avec joie que la station dispose d’un réseau wifi non protégé. J’en profite pour télécharger en douce la carte du Maroc sur le droid, nickel ! Parfois c’est utile d’avoir un réservoir énorme pour lequel faire le plein coûte un rein et dure une éternité.

Tout de suite, la navigation est plus aisée et moins stressante. Le cap Spartel nous accueille sur ses hauteurs. Nous descendons le long de la paroi escarpée et les filles se jettent à l’eau.

Premiers pas sur la plage au Maroc !
Premiers pas sur la plage au Maroc !
Gros rouleaux
Gros rouleaux

Les vagues et le courants sont impressionnants, il faut sans cesse rappeler les enfants vers nous. Il y a beaucoup de monde.

Pieds ensablés
Pieds ensablés

Des dromadaires promènent des touristes le long du bord de mer. Vers 18h, nous remontons vers le camion. La température baisse doucement, il fait maintenant 33°C. L’obscurité tombe, la plage se vide, c’est au bord de l’océan que nous achevons cette première journée en terre marocaine.

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 Commentaires (1)

   Jérémie(&Audrey)

 4 octobre 2012

Hello la tite famille !

1er article en terre Marocaine, cela met en appétit ;-)

Hâte de lire la suite :-)

@ très vite

 Hasard

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