Samedi 19 avril 2008

   Du sport

Bruxelles / Washington / Las Vegas


 Itinerrant -   19 avril 2008


Je me doutais bien que ce serait sport : je ne suis pas déçu.

TT a fait un super boulot pour les bagages et, au total, nous nous retrouvons avec 7 gros sacs, 4 sacs de cabine, 3 sièges auto et une poussette double. Il est 8h30 lorsque nous partons de Forest vers l’aéroport. Papa, Maman et Pierre nous accompagnent. Les parents et le frère de TT, qui voyagent avec nous jusque Las Vegas, nous rejoignent directement à l’aéroport. A l’enregistrement, je plaide notre cause auprès du responsable et, bingo, devant l’ampleur de notre chargement, il nous accorde de passer en priorité via la file des premières classes. Il faut dire que dans l’autre file les caddies sont interdits, or nous en avons tout de même 4 et, à deux, il n’est pas possible de faire avancer tous nos bagages. On nous pose tout un tas de question que j’imagine liées à la sécurité (où avez-vous passé votre dernière nuit, qu’avez-vous accepté d’étrangers dans vos paquets, etc.). Notre tas de bagages est enregistré sans problème, nous pouvons garder la poussette jusqu’à l’avion ; seul bémol : il n’y a plus de place côté hublot, nous serons donc dans le bloc de sièges central.

Il reste encore 1 heure avant l’embarquement et nous décidons de nous rafraîchir à l’établissement qui donne une vue sur les pistes de l’aéroport, le Wing Tips. Nous étions déjà ici il y a quelques années, je ne sais plus si c’était pour partir vers le Canada ou la Thaïlande. Et, à l’époque, nous n’étions que 2... Aujourd’hui nous sommes 5 et il est maintenant l’heure d’embarquer. Un dernier au revoir à la famille et nous voilà de l’autre côté. Il faut marcher un bon moment jusqu’à la porte d’embarquement, c’est chouette d’avoir pu garder la poussette. M et L sont impressionnées par la taille de l’avion, un Boeing 777 de la compagnie United, que l’on aperçoit derrière la vitre. La répartition des sièges par rangée est 2-5-2, contrairement à ce que je pensais, soit 3-4-3. Nous occupons 4 des sièges du bloc central, au-dessus de l’aile : on ne voit donc rien au dehors. La famille de TT est située plus en arrière, du côté gauche. Vient le moment du décollage : les filles sont impressionnées mais rigolent : ça fait du bruit et de drôles de sensations ! En revanche, aucune appréhension ; tant mieux.

Sur l’accoudoir des sièges sont disposés les boutons qui permettent de commander l’écran LCD, la lampe de lecture et aussi l’appel aux stewards, ce que L a découvert avant moi, puisqu’elle a déjà eu le temps d’appuyer quinze fois dessus avant qu’un sympathique membre du personnel vienne me l’apprendre. Bon, il va falloir faire les gros yeux pour qu’aucune des filles n’appuient sur ces boutons bien tentants juste à leur portée.

Nous atteignons rapidement notre altitude de croisière et une boisson puis un repas nous sont servis, avec un choix entre des lasagnes aux courgettes et un plat de poulet avec des épinards et du riz. Tout est très bon, mais les filles ne mangent pas grand chose. Sur l’écran LCD qui nous fait face, nous pouvons suivre un choix de programmes ou les données du vol (temps restant, heure d’arrivée, position de l’avion sur la carte, etc.). Le voyage est donné pour 7h31 minutes, soit moins que ce que notre réservation indiquait : 8h21. Les filles sont dans l’ensemble assez calmes et patientes. M regarde les dessins animés, L ennuie un peu sa soeur aînée, juste ce qu’il faut, et T voyage de bras en bras, avec les parents de TT qui prennent de temps en temps le relais. Les minutes passent lentement, la plupart des gens somnolent. Les hôtesses passent régulièrement avec de l’eau pour les passagers ; en effet, j’ai l’impression que l’air qui circule est très sec.

Environ une heure avant l’atterrissage, une dernière collation nous est servie, sous la forme d’un sandwich et de chips. M s’endort ensuite et ne voit donc rien de notre arrivée à Washington. Nous la réveillons à grand peine et, comme d’habitude dans ces cas-là, elle est plutôt ronchonne. Ce premier pas sur le sol US nous donne une piètre image de la légendaire efficacité américaine. Une longue attente est nécessaire pour passer la douane, où une photo et l’empreinte de nos index sont prises ; une plus longue encore pour la récupération et la vérification de nos bagages. En effet, comme il s’agit de notre première arrivée sur le sol américain, nous devons récupérer tous nos bagages avant le transit vers Las Vegas. Il semble que plusieurs vols internationaux soient arrivés en même temps et la salle où se situent les carrousels sur lesquels les bagages sont débarqués est complètement encombrée. Il y fait également très chaud. Nous éprouvons beaucoup de difficultés à installer nos bagages sur les caddies puis à nous faufiler parmi tout ce monde, tout en restant ensemble. Il y a une première inspection par rayons X des petits et gros bagages (vu leur nombre, on nous demande même de ne pas tous les placer sur le tapis roulant de la machine), ensuite une seconde, plus minutieuse, de nos bagages à main et de nos effets personnels. Là, c’est la folie. Il faut enlever ses chaussures et sa ceinture ; je me fais refouler sans aménité parce que je n’ai pas enlevé celles des filles. Il faut sortir le PC portable non seulement du bagages, mais également de sa sacoche de transport. Il faut aussi sortir les biberons et tout ce qui concerne l’alimentation de T. Elle-même doit quitter la poussette que nous devons placer dans la machine aux rayons X. Ensuite, une fois l’examen passé, il faut tout remettre en ordre et il n’y a pas de place pour le faire. Ensuite, nos bagages sont repris, un peu n’importe comment, et entassés sur des chariots. J’espère qu’ils arriveront à la même destination que nous. Heureusement, les filles sont super, comme souvent dans les moments un peu critiques. Bref, c’est assez éprouvés que nous sortons de cette situation. Il y a encore une longue marche jusqu’à la porte d’embarquement pour le vol vers Las Vegas. En chemin, nous nous arrêtons pour nous rafraîchir, ainsi que les filles. M, L et moi allons dépenser dans le hall du terminal nos premiers dollars, sous la forme d’une bouteille de jus de pomme et d’ananas confits.

Nous embarquons dans notre prochain avion, un Airbus A320. La configuration des sièges est 3-3. Je place M côté hublot tandis que TT, juste derrière moi, prend L à côté d’elle et T dans le porte-bébé. La famille de TT n’est pas loin. Un papi américain d’enfants hollandais vient s’installer à côté de moi. Pour les filles, les vols en avion sont déjà la routine ! Nous en avons pour 5 heures au total. Il y a un peu plus de pleurs et de grincements de dents qu’au vol précédent, mais dans l’ensemble tous se passe bien. Nous arrivons à Las Vegas et nous apercevons, de l’avion, notre hôtel. Il faut dire que l’aéroport se situe presque dans la ville. Un panneau "Welcome to Las Vegas" ainsi que quelques machines à sous nous accueillent.

Malgré le fait que nous voyons sans cesse des avions décoller et atterrir, il y a beaucoup moins de monde qu’à Washington. Pendant que TT et sa famille récupèrent nos bagages, je m’occupe de la voiture de location. Il me faut prendre une navette qui m’emmène vers le centre de location situé à quelques kilomètres. Au bureau de Thrifty, deux groupes de personnes me précèdent, puis vient mon tour. Aucun problème, je prends le volant d’un énorme van Ford E-350 de 12 places. Le seul souci est que j’avais demandé 8 places, or avec les 4 banquettes les unes derrière les autres, il n’y a presque plus de place dans le coffre. Bon, on avisera. J’effectue mes premiers kilomètres en me dirigeant vers le centre ville (il me faut contourner les pistes de l’aéroport pour revenir au terminal de débarquement, ce faisant, je passe tout près de notre hôtel) : un bon gros moteur à essence américain, au couple et au bruit caractéristiques. Au passenger pick-up, j’aperçois de loin TT qui me fait signe. Les bagages sont alignés sur le trottoir, il ne reste plus qu’à les charger et à fixer les sièges auto. Avec ces quatre banquettes, il faut un peu d’astuce mais tout finit par être casé. Maintenant, direction la ville. Nous décidons de faire un tour sur le Strip avant d’aller à l’hôtel : la nuit est maintenant close et les fameux néons flambent de partout. C’est très encombré et nous progressons au pas. Nous remontons jusqu’au Caesar’s Palace avant de faire demi-tour vers notre hôtel : le MGM Grand. Celui-ci se situe au tout début du Strip, du côté de l’aéroport. Il n’y a que 2 hôtels connus avant le MGM : le Mandalay Bay et le Luxor. Je gare le van au self parking et accompagné de TT et de son frère, pendant que les parents de TT et les filles restent dans le véhicule, je me dirige vers la réception. Euh... la réception... disons plutôt le hall de gare que constitue la réception ! C’est assez énorme et clinquant. Il y a des machines à sous, et une odeur de rose plane dans l’air. Un employé s’occupe de nos chambres. Malheureusement, malgré que j’aie réservé les 2 chambres plus d’1 1/2 mois à l’avance, si nous voulons être ensemble il nous faut accepter quelques contraintes :

  1. être à un étage fumeur
  2. disposer d’une chambre avec un lit king size et un lit d’appoint (plutôt que 2 lits queen size)
  3. accepter de changer de chambre le lendemain

Je trouve que c’est beaucoup de concessions mais bon, j’ai dormi 3 heures sur les dernières 48 et j’ai hâte de me reposer. Nous acceptons donc et puis nous nous rendons aux chambres. Là, c’est une déception supplémentaire : elles sont petites, donnent sur l’arrière du bâtiment et, dans l’une d’elle (la nôtre) règne une odeur proprement abominable (du tabac froid ? je ne sais pas). Un employé vient vaporiser un déodorant qui n’a qu’un effet temporaire. Tant pis, je suis trop fatigué. D’ailleurs, je m’endors et je ne vois pas TT installer le lit d’appoint et les filles. Après cette longue journée de 35 heures, on réglera les problèmes demain. Dans l’ensemble, tout s’est quand même bien passé.

Conclusion - Le voyage en avion

  • les tops :
    • avoir marqué les bagages d’un ruban de tissu de couleur vive pour les repérer plus facilement
    • avoir pris le porte-bébé ventral
    • avoir prévu lingettes et bonbons
  • les flops :
    • avoir oublié de changer T juste avant de partir
    • ne pas avoir réservé suffisamment à l’avance pour avoir une place côté hublot
    • devoir récupérer tous les bagages en transit
    • avoir mis des chaussures à lacets aux filles
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