Mercredi 21 juin 2006

   Une nuit sur le port

Ville de Vela Luka, sur l’île de Korcula (Croatie), 2430 km

Une nuit sur le port

 Itinerrant -   21 juin 2006


Les filles nous réveillent tôt, ce matin. Nous en profitons pour nous apprêter rapidement : le bateau qui fait la navette entre l’hôtel juste à côté et le vieux port de Korcula part à 10h30.

C’est un tout petit bateau, dans lequel nous nous casons avec les deux poussettes. Le capitaine et son aide sont sympathiques et nous donnent un coup de main. Nous traversons la baie qui fait face au camping et dans laquelle mouillent quelques beaux bateaux. Puis le port de Korcula est bientôt en vue et nous débarquons sur le quai.

Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula

Il y a déja beaucoup de soleil, et quelques marches à gravir pour pénétrer l’enceinte de la ville. Comme il a été dit ailleurs, il s’agit d’un Dubrovnik en miniature : même pierre claire, mêmes toits rouge orangé, même soin de l’architecture. La visite de la cathédrale nous rafraîchit un instant, puis une boisson prise à l’ombre sur les remparts. Le bateau vient nous reprendre pour le retour vers 12h30.

Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula

Nous rejoignons le camping et nous apprêtons pour le départ. Il n’y a pas de tuyau pour le remplissage d’eau, et celui dont je dispose ne semble pas s’adapter sur le robinet, tant pis, nous vivrons sur notre réserve. Nous quittons la ville de Korcula à 14h et mettons le cap plein ouest. Toute l’île est traversée par une belle route, vigne et oliviers à foison, et nous arrivons dans la ville portuaire de Vela Luka une heure plus tard. Je me renseigne au port sur les possibilités pour quitter l’île : il y a un ferry demain pour Split... mais il part le matin à 6h30 et il faut être là au moins une heure à l’avance ! Cependant, il paraît que nous pouvons dormir sur le port...

Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula

Il y a un camping à quelques kilomètres. Nous décidons d’aller y jeter un oeil, ne serait-ce que pour faire le plein d’eau. L’AutoCamp Mindel, auquel mène une route étroite et tortueuse, est perdu dans la pinède et les oliviers. Le réceptionniste, sympathique au demeurant, ne nous permet d’utiliser les services (eau, vidange) que si nous passons la nuit au camping. Réflexion faite, nous préférons dormir sur le port. Tant pis pour l’eau : nous continuerons de vivre sur notre réserve, qui s’amenuise néanmoins, - il faudra faire attention. De retour vers la ville, nous nous arrêtons pour acheter quelques bouteilles de vin qui feront de bons cadeaux et de bons souvenirs lorsque les vacances seront finies.

Nous nous installons sur le port et je vais acheter les tickets pour la traversée demain. C’est notre première nuit en dehors d’un camping (le camping sauvage étant interdit en Croatie) et l’environnement est plutôt... industriel. Le port de plaisance n’est toutefois pas très loin. Après le repas, je m’en vais y faire un tour : quelques beaux bateaux sont alignés, usines à rêves. Il y a pas mal de monde dehors, profitant d’heures moins chaudes. A mon retour, dans le soir, TT joue sur le quai avec M et L déjà en pyjama, ce tableau m’étreint le coeur : c’est la vie que je veux vivre. Nous nous installons pour la nuit, un peu isolés dans le port. Tard le soir, un ferry accoste. Beaucoup de monde en descend, encore plus y monte : passagers à pied, voitures, camions, bus, même un élévateur portant sa charge sur la fourche... Nous les voyons par la fenêtre, personne ne nous prête attention.

Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula
Sur l’île de Korcula

Lorsque l’agitation liée au ferry diminue quand celui-ci s’éloigne, une autre prend le relais : il y a des va-et-vient continuels sur le parking du port : des voitures arrivent puis repartent, des motos, des vélos... Puis des gens qui parlent, crient, travaillent, s’énervent, rient.

Il n’y a aucune menace dans l’air.

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